TIC et Syndicalisme / Le FDFP lance la formation de 170 délégués syndicaux de l’UGTCI
Le Secrétaire Général du Fonds de Développement de la Formation Professionnelle (FDFP), Dr Philippe N’DRI, a procédé, le vendredi 22 mai 2026 à la Bourse du Travail à Treichville, au lancement officiel d’un projet inédit de renforcement des capacités numériques de 170 délégués syndicaux et délégués du personnel de l’Union Générale des Travailleurs de Côte d’Ivoire (UGTCI).
Financé par le FDFP à hauteur de 49 454 000 FCFA et exécuté par le cabinet de formation ICPC (International Center for Professionnal Certifications), ce programme vise à doter le mouvement syndical ivoirien des outils nécessaires pour faire face aux mutations du monde du travail.
Préparer le syndicalisme aux défis du numérique
Pour Dr Philippe N’DRI, cette cérémonie va au-delà d’une simple formation.
« Elle traduit une ambition plus profonde : celle de préparer le mouvement syndical ivoirien aux exigences d’un monde du travail en pleine mutation », a-t-il déclaré.
Face à la digitalisation des activités, à l’essor du travail à distance et à la circulation instantanée de l’information, le Secrétaire Général du FDFP a souligné que « le dialogue social ne peut plus se limiter aux méthodes d’hier pour répondre aux défis de demain ». Le syndicalisme moderne, selon lui, doit désormais « conjuguer engagement social et maîtrise des outils numériques ».
170 responsables formés sur tout le territoire
Le projet bénéficiera à 50 membres du Comité Exécutif de l’UGTCI et à 120 délégués syndicaux issus de plusieurs localités stratégiques : Abengourou, Bouaké, Daloa, Gagnoa, Korhogo et San Pedro.
Cette approche territoriale et inclusive vise à diffuser les compétences au plus près du terrain pour garantir un impact concret et durable sur l’ensemble du pays.
Des compétences pour un syndicalisme plus agile
Au-delà de l’apprentissage technique, la formation ambitionne de renforcer la capacité des acteurs syndicaux à exercer pleinement leur mission dans un environnement professionnel exigeant. Il s’agit notamment d’améliorer la communication interne et externe, de faciliter la gestion de l’information syndicale, de moderniser les méthodes de mobilisation, et de renforcer la veille, la concertation et la médiation sociale.
« En réalité, ce projet participe à la construction d’un syndicalisme plus agile, plus structuré et davantage connecté aux enjeux contemporains », a affirmé Dr N’DRI.
S’adressant aux délégués, il a rappelé leur rôle essentiel dans l’équilibre du monde du travail : « Vous êtes les relais des préoccupations des travailleurs, les artisans du dialogue dans les entreprises et souvent les premiers acteurs de prévention des tensions sociales. »
Un investissement pour la stabilité sociale
Pour le FDFP, ce financement s’inscrit dans sa mission de développement du capital humain et d’accompagnement des acteurs du monde du travail face aux évolutions économiques et technologiques.
« Investir dans les compétences des acteurs sociaux, c’est investir dans la stabilité des entreprises, dans la qualité du dialogue social et, au final, dans la performance durable de notre économie », a conclu Dr Philippe N’DRI avant de déclarer officiellement lancé le projet.
Le Secrétaire Général du FDFP a salué la vision de l’UGTCI et exprimé le vœu que cette initiative fasse émerger « une nouvelle génération de leaders syndicaux capables d’allier engagement, compétence, responsabilité et maîtrise des outils du monde moderne ».
Dans son adresse, le Secrétaire Général de l’UGTCI, M. ADOUWETCHI Assemian, a remercié le Fonds pour son soutien constant au développement des compétences des acteurs du monde du travail.
« Par votre accompagnement, vous démontrez que la formation professionnelle constitue aujourd’hui un levier essentiel de modernisation des organisations syndicales et de promotion d’un dialogue social performant et responsable », a-t-il souligné. L’ambition, a ajouté M. ADOUWETCHI, est de « faire de l’UGTCI, une organisation syndicale moderne, performante, connectée et capable de répondre efficacement aux défis du XXI siècle ».







